

Mardi 5 août | 19h30 | Abbaye Saint Michel de Cuxa, Codalet
Anna Lipkind-Mazor, violon, Lise Berthaud, alto, Senja Rummukainen, violoncelle, Jean-Frédéric Neuburger, piano
Gustav Mahler | Quatuor pour piano et cordes en la mineur, Quartettsatz
Johannes Brahms | Quatuor pour piano et cordes n° 1 en sol mineur
Gabriel Fauré | Quatuor n° 1 pour piano et cordes en ut mineur, op. 15
Anna Lipkind-Mazor
Tout récemment saluée pour ses débuts remarqués à la Philharmonie de Berlin, la violoniste israélienne Anna Lipkind-Mazor, établie aux Pays-Bas, a été qualifiée de « chamane moderne du son » : une artiste qui fait corps avec la musique, entre souffle, silence et intensité, captivant le public dès les premières notes par sa présence lumineuse et la profondeur de son expression. Anna s’est produite dans les salles les plus prestigieuses du monde, parmi lesquelles la Philharmonie de Berlin, le Konzerthaus de Vienne, l’Elbphilharmonie de Hambourg, la Philharmonie de Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam, le Musikverein de Vienne, le KKL de Lucerne, le Flagey de Bruxelles, le Sakura Hall de Tokyo, le Sendesaal de Francfort, la grande salle du Conservatoire de Moscou, ou encore l’Auditorium Charles Bronfman de Tel Aviv, siège de l’Orchestre philharmonique d’Israël.
Son vaste répertoire pour violon et orchestre témoigne d’un engagement constant en faveur de l’innovation artistique, de la découverte musicale et de la mise en lumière des voix contemporaines. Elle interprète non seulement les chefs-d’œuvre incontournables de Beethoven, Mozart, Mendelssohn, Tchaïkovski, Dvořák ou Prokofiev, mais aussi des œuvres puissantes et audacieuses signées Noam Sheriff, Paul Ben-Haim, Sofia Gubaidulina, Philip Glass, Jörg Widmann et Lera Auerbach.
Cette même volonté d’exploration anime également son travail en récital et en solo, où elle renouvelle l’approche de répertoires variés – du génie intemporel de Bach et Ysaÿe aux langages singuliers de Denisov, Weinberg, Szymanowski ou Penderecki.
Grande défenseuse de la création contemporaine, elle collabore régulièrement avec des compositeurs de premier plan et a créé plusieurs œuvres nouvelles, affirmant son rôle de figure incontournable du violon d’aujourd’hui.
Chambriste passionnée et recherchée, elle a partagé la scène avec des artistes tels que Peter Donohoe, Pavel Gililov, Ivry Gitlis, Julian Rachlin, Natalia Gutman, Pinchas Zukerman et Patricia Kopatchinskaja, dans le cadre de festivals réputés comme ceux d’Oleg Kagan, de Miyazaki, de GAIA, de Portogruaro, des Sommerkonzerte du Brandebourg et du Festival de musique de chambre d’Eilat.
Membre de longue date du Lipkind Quartet, elle a également co-produit la série Lipkind Plays…, saluée par la critique. En 2024, elle cofonde le Amsterdam Piano Trio avec le pianiste Andrey Gugnin et le violoncelliste Dmitry Prokofiev, formation rapidement remarquée pour ses prestations à travers l’Europe.
En dehors de la scène, Anna se distingue par sa vision artistique et son engagement curatorial. Fondatrice de la Amsterdam Concert Series, elle assure également la direction artistique de ConcertLab B.V., plateforme novatrice fondée par le violoncelliste Gavriel Lipkind.
Parmi les temps forts de sa saison 2024–2025 figurent la création mondiale du Triple Concerto : Images from the Darkness de Mikołaj Majkusiak à la Philharmonie de Berlin, un concert de musique de chambre avec l’Amsterdam Trio au Konzerthaus de Berlin en avril 2025, ainsi que sa première apparition au 75e Festival Pablo Casals de Prades.
En mai 2025, elle enregistrera le premier album de l’Amsterdam Piano Trio pour Hyperion Records, consacré au Trio de Tchaïkovski et à une version nouvellement arrangée de Verklärte Nacht de Schoenberg – deux œuvres marquant une nouvelle étape dans son parcours artistique.
Plus tard dans l’année, elle enrichira encore sa discographie avec une interprétation des deux sonates pour violon de Prokofiev, approfondissant ainsi son lien avec la musique du XXe siècle.
Formée à Tel Aviv auprès de la professeure Irina Svetlova, Anna a fait ses débuts à seize ans avec l’Orchestre philharmonique d’Israël sous la direction de Zubin Mehta. Elle s’était déjà produite en soliste avec l’Orchestre symphonique de Jérusalem, l’Orchestre symphonique de Chisinau et le Sinfonietta de Baden.
Elle a ensuite poursuivi ses études auprès du professeur Pavel Vernikov au Conservatoire de Vienne, puis avec le professeur Josef Rissin à la Hochschule für Musik de Karlsruhe, tout en bénéficiant des conseils de maîtres tels que Zakhar Bron, Boris Kuschnir, Salvatore Accardo, Victor Danchenko, Ida Haendel, Shlomo Mintz, Miriam Fried, Thomas Brandis, Petru Munteanu, Itzhak Perlman, Ivry Gitlis, Tsugio Tokunaga et György Pauk.
Anna joue sur un violon Gagliano de 1781 (« Martelenne »), mis généreusement à sa disposition par R &v.T.
Lise Berthaud
Très présente sur le circuit international aussi bien comme soliste que chambriste, Lise est l’invitée de salles comme le Musikverein de Vienne, le Théâtre des Champs-Elysées, la Philharmonie de Munich le Concertgebouw d’Amsterdam, le Bozar de Bruxelles, Wigmore Hall, Royal Albert Hall, la Elbphilharmonie de Hambourg, le Mozarteum de Salzburg, le Festspielhaus de Baden Baden, le Festival de Pâques d’Aix en Provence, le Festival de la Roque d’Anthéron, le Festival de Dresde, les Rencontres Musicales d’Evian, Le festival Berlioz de la Côte Saint-André, le Festival de Tanglewood, les BBC Proms, entre autres nombreux festivals.
Elle est invitée comme soliste par des orchestres comme le BBC Symphony Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, le BBC Philharmonic, l’Orchestre Symphonique de la Radiotélévision Croate, l’Orchestre National de Lyon, l’Orchestre National de Lille, l‘Orchestre National de Belgique, le Iceland Symphony Orchestra, le Hong-Kong Sinfonietta, le Düsseldorfer Symphoniker, les Musiciens du Louvre, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre Philharmonique de Wroclaw, l’Ulster Symphony Orchestra, le BBC Sco[sh Symphony Orchestra, le BBC National Orchestra of Wales, le Royal Northern Sinfonia, le Netherlands Philharmonic Orchestra et joue sous la direction de Sakari Oramo, Pascal Rophé, Andrew Litton, Leonard Slatkin, Fabien Gabel, Paul Mc Creesh, Marc Minkowski, François Leleux, Michael Seal, Anu Tali, Mei-Ann Chen ou encore Emmanuel Krivine.
De 2013 à 2015, Lise Berthaud prend part au prestigieux programme BBC New Generation Artist qui lui a permis de se produire avec tous les orchestres de la BBC et d’effectuer de nombreux enregistrements en soliste et musique de chambre pour la BBC. En septembre 2014, elle fait ses débuts comme soliste aux BBC Proms au Royal Albert Hall de Londres avec le BBC Symphony dirigé par Andrew LiXon.
Après avoir participé à de nombreux enregistrements dont les intégrales de la musique avec piano de Schumann et Fauré par Eric Le Sage chez Alpha, elle enregistre pour Aparté un premier disque en récital avec le pianiste Adam Laloum qui paraît en 2013. Les critiques sont unanimes : Diapason d’or, clé Resmusica, sélection Radio Classique, sélection France Inter. En octobre 2013, Leonard Slatkin la choisit pour interpréter et enregistrer pour Naxos Harold en Italie avec l’Orchestre National de Lyon dans le cadre d’une intégrale Berlioz. De 2018 à 2021, elle participe avec ses amis Pierre Fouchenneret, Eric Le Sage, François Salque et d’autres musiciens à l’enregistrement d’une intégrale de la musique de chambre de Brahms.
En 2021, elle prend part à l’enregistrement d’un album Erato consacré à la musique de chambre d’Eric Tanguy, aux côtés de Suzana Bartal, Edgar Moreau, David Kadouch et d’autres, qui est largement salué par la critique et est couronné d’un Diapason d’or.
Lise s’est produite aux côtés d’artistes comme Renaud Capuçon, Bertrand Chamayou, Adam Laloum, Eric Le Sage, Augustin Dumay, Pierre-Laurent Aimard, Paul Meyer, Gautier Capuçon, Louis Lortie, Emmanuel Pahud, Marie-Pierre Langlamet, Gordan Nikollich, Martin Helmchen, Marie-Elisabeth Hecker, Daishin Kashimoto, les Quatuors Ebène, Modigliani ou Armida. Elle est membre co-fondatrice du Quatuor Strada (avec Sarah Nemtanu, Pierre Fouchenneret et François Salque) et forme un quatuor avec piano avec Baiba Skride, Harriet Krijgh et Lauma Skride.
Lise Berthaud a étudié au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes de Pierre-Henry Xuereb et Gérard Caussé. A 18 ans, elle est lauréate du Concours Européen des Jeunes Interprètes. Elle remporte en 2005 le Prix Hindemith du Concours International de Genève.
Lise est Professeure de musique de chambre et d’alto à la Haute Ecole de musique de Genève sur le site de Neuchâtel.
Elle joue un alto d’ Antonio Casini de 1660 généreusement mis à sa disposition par Bernard Magrez.
Senja Rummukainen
Ayant débuté sa carrière en Finlande en 2014 après avoir remporté le concours de violoncelle de Turku et être devenue finaliste du concours international Tchaïkovski, Senja Rummukainen est aujourd’hui l’une des violoncellistes les plus brillantes de sa génération. Saluée par les critiques pour sa « puissance et son intensité incroyables », elle se produit avec les orchestres les plus renommés dans les lieux les plus remarquables.
Parmi les temps forts de la saison 2024/2025, citons ses débuts avec le Cleveland Orchestra, le Royal Scottish National Orchestra, l’Orquesta Filarmonica de Bogotá et le BBC National Orchestra of Wales, ses prestations aux BBC Proms avec Sakari Oramo, au Festival de Pâques de Salzbourg avec l’Orchestre symphonique de la radio finlandaise et Esa-Pekka Salonen.
Aujourd’hui, Senja est régulièrement invitée en tant que soliste par les plus grands chefs d’orchestre – Jukka-Pekka Saraste, Nicholas Collon, Dima Slobodeniouk, Tarmo Peltokoski, Emilia Hoving – à se produire avec le BBC Symphony Orchestra, le Helsinki Philharmonic Orchestra, le Tapiola Sinfonietta, le Lahti Symphony Orchestra, le Gothenburg Symphony Orchestra et l’Iceland Symphony Orchestra.
La musique de chambre est une autre passion de Senja Rummukainen. Sa capacité révélée à être un partenaire sensible sur une scène, son attention aux détails, son attitude attentive à la musique, l’extension constante du répertoire et des capacités de l’instrument lui ont donné à la fois la réputation d’une incroyable musicienne de chambre et l’opportunité de partager la scène avec Janine Jansen, Ilya Gringolts, Augustin Hadelich et Olli Mustonen.
Les professeurs ont toujours ouvert à Senja Rummukainen de nouvelles portes vers des possibilités musicales infinies. Elle a commencé ses études dans les classes de Taru Aarnio. À l’Académie Sibelius, sous la direction de Marko Ylönen, elle a appris à manier les grandes lignes et les grandes entités.
Dans la classe de Truls Mørk à l’école norvégienne, elle a trouvé sa propre voix, et avec l’aide de Jens Peter Maintz à l’université des arts de Berlin, elle a trouvé une autre partie de la boîte à outils de Senja Rummukainen : la capacité d’explorer la beauté des petits détails en travaillant avec une précision microscopique.
Senja Rummukainen souhaite que son violoncelle sonne aussi doucement qu’elle l’a aimé lorsqu’elle l’a entendu pour la première fois à l’Institut de musique de l’est d’Helsinki, à l’âge de six ans. Un tel timbre peut exprimer des émotions et les provoquer chez les autres encore plus précisément que les mots, car de tous les instruments, c’est le violoncelle qui est le plus proche du timbre humain.
Senja Rummukainen joue actuellement sur un violoncelle David Tecchler de 1707, propriété de la Fondation culturelle finlandaise.
Jean-Frédéric Neuburger
Jean-Frédéric Neuburger s’est rapidement imposé comme l’un des musiciens les plus doués de sa génération, compositeur et interprète d’un vaste répertoire, de Bach aux compositeurs du XXème siècle. Jean-Frédéric Neuburger étudie l’orgue, le piano et la composition avant d’intégrer à treize ans le Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris, et se perfectionne ensuite à Genève auprès de Michael Jarrell. Il a reçu le Prix Nadia et Lili Boulanger de l’Académie des Beaux-Arts en 2010, et le prix Hervé Dugardin de la Sacem en 2015.
Il se produit en soliste avec les orchestres les plus prestigieux : l’orchestre philharmonique de New York, l’orchestre symphonique de San Francisco, de Philadelphie, l’orchestre philharmonique de Londres, l’orchestre de Paris, l’orchestre philharmonique de Radio-France sous la direction de Lorin Maazel, Christoph von Dohnanyi, Michael Tilson Thomas, Jonathan Nott, Osma Vanska, Ingo Metzmacher, Kazuki Yamada et Pierre Boulez, avec qui il a collaboré étroitement sur la deuxième sonate pour piano du compositeur.
Parmi ses temps forts récents, notons notamment une tournée en Asie avec l’orchestre de la Suisse Romande et Jonathan Nott, la création de son Concerto pour piano n.1 créé par l’orchestre philharmonique de Radio France et Jonathan Stockhammer en 2018; des concerts avec l’orchestre Gürzernich de Cologne dirigé par François-Xavier Roth, des récitals pour l’ouverture de la Scala de Paris et des concerts à la Philharmonie de Berlin, Philharmonie de Paris et au festival de Lucerne dans un programme autour des oeuvres de Rihm et Schumann sous les auspices de l’académie de l’orchestre philharmonique de Berlin.
Jean-Frédéric Neuburger consacre une partie importante de son activité d’interprète à la musique d’aujourd’hui, interprétant les créations mondiales d’oeuvres de Bruno Mantovani, Phillip Maintz, Yves Chauris, Vito Zuraj, ainsi que le concerto pour piano et électronique Echo-Daimonon de Philippe Manoury. Parmi ses oeuvres on peu noter Aube, commande de l’orchestre symphonique de Boston dirigé par Christoph von Dohnányi, récemment repris par l’orchestre philharmonique d’Israël et l’orchestre de Paris, son Concerto pour piano, créé par l’orchestre philharmonique de Radio France et Jonathan Stockhammer en 2018, plus récemment Faits et Gestes, commande de l’orchestre Gürzernich de Cologne, dirigé par François-Xavier Roth, ainsi que de nombreuses œuvres de musique de chambre. Sa discographie, parue chez Mirare, reflète l’éclectisme de son répertoire – Ravel, Bach, Brahms, Liszt, Debussy, Neuburger, Hérold, Barraqué Messiaen… – et a reçu les éloges de la presse nationale et internationale. Ses œuvres sont éditées chez Durand.





