En ce Samedi 11 Avril 2015, les trois finalistes retenus s’apprêtent à présenter leurs compositions, joués par l’Ensemble Calliopée. Issus de nationalités diverses, Sumio Koboyashi, Igor Leão Maia, et Filippo Zapponi expriment à travers leurs pièces des influences multiples.

Sumio Kobayashi, Igor Leão Maia, Filippo Zapponi

Sumio Kobayashi, Igor Leão Maia, Filippo Zapponi

Le premier compositeur en lice est Igor Leão Maia. Ce très jeune brésilien de 26 ans a su tirer profit de ses études afin de réaliser une œuvre contemporaine « Fluxus ». Ce morceau comporte trois mouvements qui sont connectés entre eux, sans pause audible. Lors de l’écoute, on comprend clairement que la flûte joue un rôle prépondérant. En effet, sa partie demeure la plus importante et c’est elle qui ordonne le mouvement de la pièce. Dans ce morceau, le compositeur joue avec les différentes techniques instrumentales, mais également avec les nuances et l’atmosphère générale, qui varie de calme à turbulente, voir nerveuse. Le contraste est le maître mot de cette œuvre, et pourtant une constance permet de lier toutes ces différences afin de former un morceau homogène sans coupure.

FLUXUS de Igor Leão Maia

« FLUXUS » de Igor Leão Maia

« FLUXUS » de Igor Leão Maia

Igor Leão Maia

La deuxième personne à dévoiler son travail est Filippo Zapponi. Son œuvre, complexe, aborde différentes techniques, tempos et sonorités qui se superposent pour former un ensemble. « Naper » est la troisième pièce de son cycle « Time-Cycles », et est divisé en cinq sections. La première est très légère, à peine perceptible, marquée par quelques temps forts très courts. Ensuite le thème principal du morceau est donné au violoncelle, il reste calme et expressif. Celui-ci est repris par le violon et le piano sous d’autres formes. Le temps se compresse, ce qui rend le troisième mouvement beaucoup plus dynamique. Les thématiques se bousculent, changent et s’étirent dans l’espace et le temps.

« NAPER » de Filippo Zapponi

« NAPER » de Filippo Zapponi

Filippo Zapponi

Enfin, le dernier à présenter sa pièce est Sumio Kobayashi. Lors de l’écoute de « Floraison d’eau », l’auditeur se retrouve transporté dans un voyage au cœur de la nature. Le compositeur essaie d’exprimer le caractère de l’eau insaisissable. La flûte joue un rôle très important dans cette pièce de par son solo et sa sonorité qui est reflète au mieux l’image de « l’eau ». Son mouvement est recréé sous toutes ses formes : le calme, la lenteur, puis l’agitation. Toutes ces différentes représentations de l’eau restent nuancées par la domination de la nuance « Piano », qui démontre l’aspect quasi-invisible de l’eau.

« FLORAISON D’EAU » de Sumio Kobayashi

« FLORAISON D’EAU » de Sumio Kobayashi

Sumio Kobayashi

Les délibérations du jury paraissent interminables. La pression monte, le suspense est à son comble. Lorsque le verdict tombe, c’est finalement Filippo Zapponi qui est désigné vainqueur. Très heureux de sa victoire, il déclare « être fier que sa pièce ait été reconnue par le jury. » L’Italien s’empresse de remercier les musiciens de l’Ensemble Calliopée qui « se sont investis pleinement dans cette belle aventure » et qui ont permis à son œuvre gagnante de prendre vie en ce samedi 11 Avril 2015. Sumo Kobayashi et Igor Leão Maia terminent, quant à eux, deuxième ex æquo.

De gauche à droite: Igor Leão Maia, Sumio Kobayashi, Filippo Zapponi, Ralf Gothóni, Arto Noras et Jörg Widmann

De gauche à droite: Igor Leão Maia, Sumio Kobayashi, Filippo Zapponi, Ralf Gothóni, Arto Noras et Jörg Widmann

Filippo Zapponi et les musiciens de l'Ensemble Calliopée qui ont interprété NAPER

Filippo Zapponi et les musiciens de l’Ensemble Calliopée qui ont interprété NAPER