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Pour avoir ouvert la musique contemporaine dans des  directions multiples, Marc-André Dalbavie est aujourd’hui l’un des compositeurs les plus joués de sa génération. Il a reçu les commandes des orchestres les plus prestigieux (Orchestre Symphonique de Chicago, Orchestre de Cleveland, Orchestre Philharmonique de Berlin, Orchestre de Philadelphie, Orchestre Royal du Concertgebouw d’Amsterdam, Orchestre de Paris, Orchestre de la BBC, Orchestre Symphonique de Montréal, Orchestre Philharmonique de Tokyo…), ainsi que d’institutions musicales comme Carnegie Hall, Suntory Hall de Tokyo, Proms Festival de Londres, Aspen Music Festival, Festival de Marlboro, Festival Présences de Radio France, la Cité de la musique à Paris…

Parti d’une recherche sur le timbre et le phénomène sonore, liée à l’électronique, il a ensuite produit un ensemble de pièces acoustiques spatialisées. Ces pièces font accéder à une sensation spatiale en transformation continue, à l’intérieur de laquelle l’auditeur est comme immergé. Spécialement écrites pour les salles et les lieux où elles devaient être créées, certaines d’entre elles sont même des œuvres in situ et, à ce titre, modifient le cadre du concert traditionnel.

Parallèlement, le compositeur a engagé un travail sur l’orchestre, afin d’en explorer toutes les potentialités, depuis la diffraction sonore jusqu’au bloc symphonique, en glissant de l’un à l’autre selon un principe de  « morphing » généralisé. Ce contexte novateur lui a permis de lever plusieurs
interdits modernistes. Il a ainsi réintégré la consonance et la pulsation rythmique, redéployé les genres du concerto ou de certaines formations de musique de chambre, redonné à la voix sa fluidité mélodique,  repensé la question des rapports texte / musique. Il a dirigé la création de son premier opéra Gesualdo, sur un livret de Richard Millet et une mise en scène de Patrice Caurier et Moshe Leiser, en Octobre 2010 à l’Opernhaus de Zürich. Il écrit actuellement un ballet pour le New-York City Ballet sur une chorégraphie de Peter Martins.